Le 24 juin 2022 / Idées Sorties

Du musée du cheminot d’Ambérieu à Saint-Rambert-en-Bugey, partons à la découverte des vestiges du passé industriel bugiste.
L’office de tourisme vous emmène marcher dans les pas de ces hommes et ces femmes ayant vécu, au 20e siècle, cette ère que l’on ne connait plus.

Après avoir pris place dans l’Intercités vintage Lyon-Genève, on descend après 20 minutes en gare d’Ambérieu-en-Bugey. Cette petite gare donne immédiatement l’impression d’avoir vécu une grande histoire. Le train étant étroitement lié à l’industrie, direction le Musée du Cheminot, à 10 minutes de marche, pour en savoir plus.

Le musée du Cheminot, le temple du train

Reproduction d'une cabine de train au musée du cheminot à Ambérieu-en-Bugey
Véritable cabine d’une locomotive à vapeur

Ce musée, tenu par des cheminots retraités passionnés, regorge d’objets et de machines reflétant le passé glorieux des chemins de fer français. Du sol au plafond, les murs sont couverts d’affichages, de panneaux de signalisation et autres objets témoins de cette époque. De véritables machines y sont exposées et fonctionnent encore sous nos yeux ébahis ! On est immédiatement transportés par le décor et les explications tant techniques que personnelles racontées par le guide. Par exemple, savez-vous que dans une locomotive, le conducteur n’est pas le chauffeur ? Ce sont 2 métiers différents : Un chauffeur (qui met le charbon) et un mécanicien (qui conduit et règle la pression).

Tableau de bord d'une cabine de locomotive électrique au musée du cheminot
Tableau de bord d’une cabine de locomotive électrique

Plus on avance, plus on évolue. La locomotive à vapeur devient la locomotive électrique, le TGV remplace la motrice BB… et le style des cabines, des uniformes et des gares témoignent des décennies qui passent.

Reproduction fidèle d'un guichet de gare du 20ème siècle et guichetiers en costumes d'époque
Les dessous du guichet de gare

À l’étage, un guichet de gare est reconstitué. On a presque envie de prendre un billet seconde classe direction les Alpes ! Aussi, on y découvre les dessous de la vie cheminote dans des reproductions grandeur nature : chambres, bureaux, infirmerie… un véritable voyage dans le temps, au plus proche de l’expérience des travailleurs et des voyageurs.

Dortoir de cheminot du 20ème siècle, pièces de musée
Chambre de dortoir des cheminots

La visite se conclue sur le récit d’un acte de résistance emblématique et décisif lors de l’occupation allemande : le sabotage ferroviaire au triage d’Ambérieu-en-Bugey. Mais nous n’en dirons pas plus, il faut aller le découvrir par soi-même !

« Prochain arrêt : Saint-Rambert-en-Bugey »

À la sortie du musée, on a envie de prendre le train. Pourquoi pas direction Saint-Rambert-en-Bugey, la patrie du Ramequin, à seulement… 8 minutes ?!? Youpi, le temps de passer prendre un plat du jour au Modern’hôtel, en face de la gare d’Ambérieu !

Cet ancien hôtel, ouvert depuis 111 ans (oui oui !), a conservé son comptoir de bar et son restaurant pour le plus grand plaisir des gens du coin. C’est une véritable histoire de famille depuis quatre générations ! Robert et sa fille Sylviane y servent une cuisine à la bonne franquette, variée et savoureuse. Le rapport qualité-prix est imbattable. Aussi, la décoration figée dans le temps (paradoxal pour le Modern’) plonge le déjeuner dans une ambiance rassurante et chaleureuse. Quand il fait bon, on peut même manger sur la terrasse intérieure. Pour rien au monde on y préfèrerait un sandwich triangle !

Départ ensuite pour Saint-Rambert-en-Bugey. La ville a connu au 20e siècle une industrie textile prospère, dans la même lignée que Lyon. Cette activité explique en partie l’ampleur du réseau ferroviaire de la région. Allons jeter un coup d’œil à ce qu’il reste de cette époque !

Témoignage du passé industriel de Saint-Rambert-en-Bugey, reproduction de Philippe Galard d'après une carte postale de 1911
Vue sur Saint-Rambert en 1911, reproduction de Philippe Galard d’après une carte postale

On longe dès l’entrée de la ville ce qu’il reste de la filature de la Schappe, qui fut l’un des plus gros centres mondiaux de l’industrie de la schappe. On obtient ce textile après la traitement et la transformation des cocons utilisés dans la production de la soie. Cette usine connut entre les années 1930 et 1980 une ère très prospère ayant totalement influencé la physionomie de la ville. Pour tout connaître de cette histoire, la visite du Musée des Traditions Bugistes de Saint-Rambert-en-Bugey est de mise !

Maison type coloniale à Saint-Rambert-en-Bugey

Entre les bâtiments d’usine, les grandes maisons ou encore les devantures de commerces ayant à présent fermé leurs portes, on retrouve partout dans la ville des vestiges de cette époque.

Cette découverte plaira aux grands nostalgiques, aux amoureux de photographie ou de train et aux friands de petites villes logées à flanc de montagne.

École de Saint-Rambert-en-Bugey, bâtiment d'époque coloré

Amateurs d’upcycling* ? Direction les Triplettes Social Club

Rooftop des Triplettes Social Club, terrasse, concert et évènement dans une ancienne friche industrielle

Après avoir fait le plein d’histoire et de photos souvenirs, on s’arrête aux Triplettes Social Club le bar musical à Ambérieu-en-Bugey !

 Apéritif détente sur la terrasse en rooftop des Triplettes Social Club

Cette ancienne friche industrielle, transformée en lieu festif, rassemble tous les éléments propices à la détente. Entre sa déco rétro branchée, son espace dansant, sa grande terrasse et son rooftop, il y en a pour tous les goûts. Foodtruck, burgers maison, concerts gratuits toute l’année et boissons fraîches sont les mots d’ordre de ce lieu atypique. Une ambiance post-indus’ unique !

Le passé industriel de notre territoire est un patrimoine précieux et remarquable. À travers les musées ou en simple balade, découvrir ces témoignages d’antan nous rapproche un peu plus de la vie des hommes et des femmes au 20e siècle.

*Upcycling : Littéralement « recycler par le haut ». L’idée, c’est de faire du neuf avec du vieux, avec un gain de qualité et une plus-value pour le produit final. Gagnant-gagnant !

photographie mona

Publié par

Mona

Renfort en communication

Apporte une grande importance à son impact sur l’environnement, la réduction de ses déchets et la qualité des aliments qu’elle consomme. Amoureuse de fripes, de vide-greniers et de bric-à-brac en tout genre, la chine est une quête de tous les instants ! Finalement, adore tout ce qui a un peu vécu… et qui a encore beaucoup à vivre !

 

 

Coup de cœur : Les décors préservés de petits villages agricoles comme Oncieu
Objet fétiche : Appareil photo argentique
Obsession : Un bon film sous la couette
Breuvage adoré : Eau citronnée